Laasan ni kichri

samedi, 25 novembre 2017 00:00 Écrit par

Laasan ni kichri

(riz à à l’ail vert)

Le kichri, chez nous, c’est comme les chapattis ou la baguette, un mets que nous consommons quotidiennement. C’est un plat presque aussi vieux que Mathusalem.

Le kichri, c'est pas  2/3 de riz et 1/3 de mung dhal mélangés et cuits comme un riz nature auquel on  peut ajouter toutes sortes de garnitures qui le réhaussent.

Pour cette fois-ci je vous propose la version avec l’ail vert, que l’on trouve souvent dans les épiceries asiatiques.

Dans ma ville natale, Tamatave, personne, même ma mère ne connaissait l’ail vert. C’est mon mari, originaire de Morondava qui me l’a fait connaître et m’a montré comment le préparer.

Un jour, je l’ai préparé pour le club d’amis auquel appartenait mon père. Ces amis l’apprécièrent beaucoup.  Du coup, je l’ai refait ici, à Paris, pour un repas à l'occasion d'une cérémonie religieuse.

Ce n’est pas un plat que l’on propose habituellement dans ce genre de repas.

Les invités ont été très agréablement surpris. A tel point que, le lendemain, la femme de notre prêtre, qui n’avait pu venir, m’avait appelée pour me demander ce que j’avais bien pu préparer à son mari pour qu’il en parle autant !

Sachez qu’en hiver, consommer de l’ail vert est bénéfique pour la santé et permet d’affronter les grands froids.

A votre tour, essayez de le faire selon les explications ci-dessous et vous me direz dans vos commentaires si vous avez aimé.

Barri

samedi, 11 novembre 2017 00:00 Écrit par

Barri

( flan aux œufs)

Le barri est un flan aux œufs, un dessert que nous connaissons tous, parmi les plus faciles à faire et apprécié des petits comme des grands.

Lorsque je l’ai préparé pour la première fois, je devais avoir 18-20 ans. C’était le mois de ramadan. Ma mère nous avait fait du kheer mais, après avoir partagé entre famille et amis, il n’en restait plus suffisamment pour ses œuvres de charité. Elle était très fatiguée ce jour là et m’a demandé de préparer quelque chose pour compléter. J’ai donc préparé un barri à ma manière.  Ce fut une réussite qui étonna même ma mère. Le succès grandissant, les amies de maman me sollicitaient souvent pour et m‘offraient des cadeaux , ce qui n’était pas pour me déplaire !

A l’époque, on cuisait tout au charbon, sur un sigri (sorte de réchaud/barbecue à la mode malgache), car il n’y avait pas de four. Même les gâteaux. A mon arrivée à Paris, j’ai continué à en faire, au début, sur un sigri que j’avais ramené de Madagascar. Comme les produits ici sont d’une toute autre qualité, avec toutes sortes de crèmes notamment, c’était un délice. Mais quand notre sigri a rendu l’âme j’ai cessé d’en faire.

Après toutes ces années ( 40 ans presque), j’en ai fait dernièrement pour notre nouvel an. Ce n’était pas le même qu’autrefois car la cuisinière et le mode de cuisson ont changé mais c’était plutôt bon. Alors je vous en livre la recette.

Achard de légumes

samedi, 21 octobre 2017 00:00 Écrit par

Achard de légumes

Il y a plusieurs recettes d’achard de légumes. Non seulement chaque région de l’Océan indien possède la sienne mais des familles ont aussi souvent leur propre version.

Quoi qu’il en soit la meilleure, du moins pour moi, était celle que faisait l’épicier de notre enfance, M. Fazaraly. Nulle part je n’en ai retrouvé le goût

Nous étions alors des gosses de 6-8 ans. Chaque jour, Mme Fazaraly emmenait au magasin une grosse cuvette remplie d’achard… qui partait en un clin d’œil.

Une tasse pleine d’achard coûtait alors 5 Francs. Cela peut paraître peu aujourd’hui (moins de 10 centimes) mais, pour nous les gosses, cela représentait une fortune qu’on n’avait pas souvent.

Dès que nous avions une pièce de 5 F en poche, nous, les filles, courions en acheter. Parfois la dame en rajoutait un peu pour nous mais le mari était strict !

 Notre petite bande d’amies allait ensuite savourer avec délice notre part d’achard de 5 F. Que de bons souvenirs.

Les années ont passé. Nous sommes toutes aujourd’hui dans nos 80-85 ans mais nous nous remémorons toujours avec nostalgie de ce bon temps.

Sans doute l’achard a-t-il pris encore plus de goût au fur et à mesure que son souvenir se fondait dans nos mémoires.

Ma mère aussi préparait souvent l’achard de légumes. Il était délicieux mais ne valait pas celui de l’épicier.

Halvo de pain

dimanche, 08 octobre 2017 00:00 Écrit par

Halvo de pain

Le halvo est un incontournable de la cuisine indienne.

Dans toutes les religions, catholiques, protestantes, musulmanes, judaïques, bouddhistes, hindouistes... il y a un jour d’allégresse ou différents plats sont cuisinés et les familles se réunissent autour de grandes tablées pour les déguster. 

Nous avons fêté notre nouvel an le 21 septembre. A cette occasion, la tradition veut que l’on fasse de nombreux plats. Plus il y aura de mets sur le thaal (notre table à manger), plus il y aura de prospérité dans l’année.

Certains en font jusque 53 (plats, fruits compris). Habituellement, chacun apporte un ou deux plats. A Madagascar, nous avions coutume de nous envoyer nos réalisations entre voisins. 

Ce jour-là, les halvas dominent. Autrefois nous connaissions surtout 3 sortes de halvas, à base de pommes de terre, de carottes ou de pain rassis. Aujourd’hui de nouvelles recettes font leur apparition, il y a le halvo de dattes, ou celui de pommes, par exemple. Tout est sujet à halvo… mais je garde une tendresse pour les trois premiers. 

Pour moi, rien ne peut égaler nos anciennes méthodes. Celui fait avec du pain rassis n’a pas son pareil. Certains le font avec une brioche mais je trouve que cela n’a pas la même saveur. La baguette ne convient pas non plus car elle ne contient pas assez de mie. Le pain, pas trop cuit est l’idéal. Gardez-le 2 ou 3 jours avant de vous en servir afin qu’il soit bien sec.

La recette que je vous livre est celle de ma mère. Elle avait un grand succès. Je l’utilise souvent quand je reçois. Elle est très appréciée mais à consommer avec modération.

Essayez-la et donnez-moi votre avis.

Poivrons farcis à l’indienne

samedi, 09 septembre 2017 00:00 Écrit par

Poivrons farcis à l’indienne

Farcir les poivrons, c’est simple, facile. Il y a différentes sortes de farces, on a le choix. Je prépare les poivrons à la manière de notre cuisinier à Madagascar, Michel, mais ce n’est jamais la même chose. La faute, peut-être aux denrées qui ne sont pas les mêmes qu’à Madagascar. Avec les produits chimiques, les fruits et légumes paraissent plus beaux mais la saveur n’est pas du tout comme celle de mon pays ou tout pousse naturellement. Le goût n’est pas affadi au profit de l’apparence.

Et puis, j’avoue, il y avait aussi la main de notre cuisinier. Il n’avait pas de four à sa disposition. A l’époque, ça n’existait pas ou peu. Tout se faisait au charbon, dans une poêle en fonte ou dans une marmite. Mais la cuisine était bien meilleure. Une fois mariée, j’ai pris l’habitude de les préparer dans une cocotte. C’est plus facile et le résultat est, pour une fois, même meilleur que celui de notre cuisinier !

Abricots à la cardamome

dimanche, 06 août 2017 00:00 Écrit par

Abricots à la cardamome

Aujourd’hui, exceptionnellement, ce n’est pas une de mes recettes que je vous propose. J’avais vu cette recette, il y a quelques temps, dans un communiqué du Cedus (syndicat du sucre). Je l’avais trouvée facile à faire et bien adaptée pour l’été lorsque les abricots fleurissent les étals. 

Je me suis dit que je pouvais la partager avec vous. Pas d’anecdote pour cette fois donc, juste une recette un peu réadaptée, dont vous me direz si vous l’appréciez.

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