Achard de mangues

samedi, 04 mai 2019 00:00 Écrit par

Achard de mangues

 

 

En été, on a tendance à abuser des achards et autres chutneys pour avoir un peu d'appétit. On en trouve de toutes les sortes dans les magasins asiatiques. Certains chutneys, comme ceux aux mangues ou au tamarin peuvent même entrer dans des préparations culinaires. Ceux faits maison sont favorisés mais ceux du commerce les égalent parfois.

L'achard que je vous présente est fait maison mais on trouve le même sur tous les étals et en duty free à Madagascar, surtout à Nosy-Bé ou aux Comores. Il tient une place particulière dans nos cœurs. On peut le savourer avec les fameuses maskits de Madagascar (brochettes de zébu ou bœuf), les samossas, les kababs. Tous les prétextes sont bons pour en consommer.

En France, il est difficile, voire impossible, de le trouver. Ma sœur, qui habite à Mayotte m'en envoie souvent quand un de ses proches vient en France. Nous le savourons avec joie, comme de l'or en barre. C'est un délice mais nous en manquons rapidement. J 'ai donc essayé de le préparer moi-même. Le résultat est assez proche du modèle original.

Je ne l'ai pas mis en bouteille comme le font les Comoriens (car l'achard de mangues est une invention comorienne) mais dans des pots. Et le mien a autant de succès que le leur.

Par grosse chaleur, il fait merveille en accompagnement. Essayez la recette et dites-moi ce que vous en pensez.

 

Faloodo au chocolat blanc et coulis de fruits rouges

 

Qui n’aimerait pas le chocolat ? Petits et grands en raffolent. Ne l’offre-t-on pas à Pâques ou pour les fêtes de fin d’année ?

C’est qu’il tient une place prestigieuse ! Non seulement, il est bon à déguster mais il entre aussi dans la composition de nombreuses recettes sucrées ou salées.

Quand j’étais écolière, j’avais des amies qui, pour leur goûter, apportaient un morceau de pain et une barre de chocolat noir Robert. Ceux de Madagascar connaissent tous cette marque mythique.

Les voir manger me donnait envie. Ma mère ne m’en donnait pas car, à l’époque, on ne connaissait pas le goûter. C’était le plaisir des Françaises. Je les ai imitées et j’ai fini, comme elles, par avoir aussi ma barre de chocolat.

 

A l’époque, il n’y avait pas plusieurs genres de chocolat, c’est le noir qui dominait. Aujourd’hui, on voit toutes sortes de chocolat, noir, blanc, au lait, au caramel, au piment même.

Et avec le progrès et la modernisation, on peut même voir, au salon du Chocolat, toutes sortes de modelages allant de la robe à la maison ou aux chaussures.

Le chocolat est pourvu de nombreuses qualités. On lui prête volontiers un pouvoir aphrodisiaque mais aussi anti-dépréssif à cause du magnésium qu’il contient.

Mais, il a un défaut principal, celui d’être calorique. Je crois, cependant, que personne ne s’en soucie vraiment ! 

 

Aujourd’hui, je vais vous donner une recette toute simple, enfantine, que même les novices réussiront. Peut-être la connaissez-vous déjà ?

C’est le faloodo au chocolat blanc. Beaucoup trouvent le chocolat blanc meilleur que le chocolat noir ou au lait. Qu’en pensez-vous ?  

Payas

samedi, 30 mars 2019 00:00 Écrit par

Payas

(Curry de pieds de veau et langue)

 

Nous avons déjà parlé de tripes, et je crois que le kaledji bokhas avait été apprécié. Aujourd’hui je vous donne la recette des payas, qui appartient aussi à la famille des tripes.

Les payas sont connus de tous les Orientaux. A Madagascar et en Inde, c’est un plat qui est particulièrement apprécié. Il arrive même qu’on le serve au petit-déjeuner avec des rotlas, encore aujourd’hui dans certaines maisons.

C’est une coutume qui remonte au fait qu’autrefois, le travail manuel était important et on commençait souvent dès l’aube. Il fallait donc une nourriture consistante pour tenir la journée.

 

Une fois que vous aurez goûté, je suis sûre que vous adopterez aussi ce plat qui ne nécessite ni beaucoup d’ingrédients ni une longue préparation. 

 

Notre cuisinier excellait dans cette recette. Je ne sais pas si tout le monde avait la même façon de les préparer mais, chez nous, on ajoutait la langue et quelques cuillérées de corn flakes ou flocons d’avoine pour épaissir la sauce.

Il ne lésinait pas sur les ingrédients mais, surtout, il avait un don. On dit qu’on peut suivre une recette à la lettre mais le doigté compte aussi. Laissez votre imagination et votre instinct vous porter en cuisine.

 

Normalement, ce plat se fait avec des pieds et langues de bœuf. A Madagascar, nous utilisions la viande de zébu, les pieds et langue sont plus petits et savoureux que ceux du bœuf, tel qu’on le connait ici.

En Europe, avec tous les produits utilisés pour engraisser la bête, ces parties sont pratiquement inutilisables. La langue de bœuf est énorme. Nous la remplaçons donc par du veau. La langue de veau est un peu plus élastique et les pieds un peu plus petits que ceux du bœuf. 

Ce n’est tout de même pas pareil que le zébu. L’avantage c’est, qu’ici les bouchers les vendent sur commande, apprêtés et coupés en morceaux réguliers. Certains peuvent même vous préparer la langue. Nous n’avons plus qu’à les laver, ce qui facilite le travail car le plus dur dans ce plat, c’est de nettoyer la langue et de découper les pieds.

 

Vous pouvez être rebutés par la masse graisseuse qui entoure les pieds. Sachez cependant qu’elle est moelleuse et succulente si elle est bien cuite.

On n’en mange pas souvent mais, de temps en temps, un peu de graisse est nécessaire pour la solidité des os !

Nos anciens avaient d’ailleurs coutume de boire la sauce pour cette raison. Je ne l’ai jamais fait mais, si le cœur vous en dit, vous pouvez essayer.

 

Voici donc la recette de ce plat que nous adorons tous et que vous aussi adopterez certainement.

Sauté de poulet aux noix de cajou, courgettes et curcuma*

 

Les beaux jours commencent à pointer leur nez. Il fera chaud et nous aurons de moins en moins d’appétit. L’hiver est fait pour une nourriture riche, de la viande avec toutes les sauces imaginables pour nous donner de l’énergie. 

 

Mais au printemps et en été, il nous faut un menu léger, qui ne nous mette pas en sueur et n’alourdisse pas nos estomacs. Et en même temps, il faut un soupçon d’épices, de produits exotiques, de sauces légères pour nous mettre en appétit. 

 

Dans mon enfance, les sauces n’existaient pas. Comme épices, on ne connaissait que le garam massala, le curcuma ou le piment rouge. Et on ne faisait pas vraiment la différence entre plats légers ou lourds. Il n’y avait qu’une seule et unique méthode de cuisson : bain d’huile, beaucoup d’oignons, de l’ail, des tomates et les épices existantes !

 

La recette que je vous donne est tirée d’un livre. Elle est délicieuse et a été approuvée par toute la famille.

 

Elle me paraît idéale pour manger léger mais avec goût. On peut la déguster avec du riz, des rotlas ou des rotlis, ou encore avec différentes sortes de pains faits maison. 

 

Elle est très facile à réaliser.

Lasanya pooris

dimanche, 10 février 2019 00:00 Écrit par

Lasanya pooris

(galettes aux pommes de terre et à l’ail)

Les pooris sont des galettes fines et croustillantes et un accompagnement quotidien en Inde, du petit-déjeuner au dîner, en passant par le goûter.

Il en existe de multiples recettes. On en voit d’ailleurs souvent sur Facebook ou dans des magazines indiens.

 

On peut les faire salées, avec toutes sortes d’ingrédients et épices, ou sucrées avec du jaggery (ghor ou mélasse de sucre).

 

On peut aussi les préférer, comme moi, natures. Les pooris natures avec des desserts comme le kheer ou le finni, c’est divinement bon !

 

Les salées se font avec des pommes de terre, des épinards, du fromage, des dhals ou simplement des oignons verts. Les inventions salées sont nombreuses.

Elles peuvent être dégustées avec le thé au goûter, avec des légumes orientaux ou toutes sortes de chutneys.

 

Dans mon enfance, il n’existait que des pooris natures, on ne connaissait pas toutes ces nouveautés car il n’y avait ni Facebook, ni magazines.

Et de toute façon, même s’il y en avait, personne ne s’adonnait vraiment à la lecture !  On faisait des échanges entres voisins.

Nous, les jeunes, nous réunissions en groupe pour des pique-nique où chacune apportait ce qu’elle avait préparé ? Nous les dégustions ensuite toutes ensemble, nous jouions aux cartes…, c’était le bon vieux temps.

 

Il y avait des occasions quasi-religieuses où l’on préparait des pooris nature : la première — je vous en ai parlé dans une recette au début du blog— sert à appeler la richesse. L’autre se déroule le dernier mercredi du deuxième mois du calendrier indien : ce jour-là, on fait toutes sortes de fritures, salées, sucrées. La raison ? Chasser les querelles de la maison et faire la chasse au diable. Quand l’huile crépite, on dit que c’est le diable qui s’en va.

 

Aujourd’hui, on n’a plus le temps de s’adonner aux fritures et l’huile est devenue tabou. Autrefois, on en consommait sans même connaître l’hypertension ou le cholestérol !

 

La recette que je vous donne aujourd‘hui est une recette salée que j’ai vue dans un magazine et testée pour vous.

Nankhatai

samedi, 12 janvier 2019 00:00 Écrit par

Nankhatai 

(biscuits indiens à la cardamome)

En Inde, les nankhatai, sont connues depuis des générations. C’est une très ancienne recette indienne mais chaque communauté a sa propre version.

 

A Madagascar, les nankhatai étaient la spécialité des Saify, boulangers de père en fils.

A Tamatave, d’où je suis native, ils les préparaient sur commande pour des cérémonies religieuses ou funéraires (chez nous, il est de coûtume d’offrir une sucrerie aux personnes présentes aux funérailles, afin qu’elles fassent une petite prière pour le mort dessus).

Personne, jusqu’à présent n’a réussi à les faire comme eux. Elles étaient odorantes, succulentes, bien gonflées, ni trop dures ni trop molles.

 

Pour l’instant, je n’ai trouvé aucune recette , ni sur Internet ni dans les magazines, qui leur arrive à la cheville. 

 

Quand ils avaient de grosses commandes, ils en faisaient un peu plus et les mettaient en vente au magasin. Elles s’arrachaient alors littéralement.

Même des familles qui habitaient dans d’autres villes nous en réclamaient. Ma mère en envoyait souvent par poste.

 

La recette que je vous livre aujourd’hui est celle d’une amie décédée il y a peu. Il y a quelques temps, lors d’un rite funéraire, elle m’avait remis un petit sachet de nankhatai.

Je n’avais pas eu le temps de les goûter car mon petit neveu les avait toutes dévorées tellement il avait aimé. Il y a peu, sa sœur jumelle nous en a offert de nouveau pour le rite funéraire de cette amie. Elles sont très bonnes. 

 

Personnellement, je n’en ai jamais fait mais ma fille, qui aime pâtisser, a suivi la recette. Elle est très facile à suivre et leurs nankhataï se rapprochent de celles des Saify même si le souvenir de ces dernières n’a pas d’égal.

Page 1 sur 13

Qui suis-je ?

Open