Kaledji Bokha

samedi, 25 août 2018 00:00 Écrit par

Kaledji Bokha

(curry de rognons et foie)

 

Est-ce que vous aimez les tripes ?

Comme les enfants, vous faites la moue à l’idée d’en manger ?

Pourtant il faut bien avouer qu’ils s’arrachent dans les repas de cérémonies où on les sert. 

 

Chez nous, la coutume veut qu’on serve un curry sec avec des douceurs en entrée.

Et le khaledji bhoka fait partie des curries les plus servis.

S’il y a un curry de khaledji (foie) bhoka (rognons), c’est faire honneur aux invités. Les yeux brillent, chacun est à la recherche du bokha en laissant le khaledji de côté 

 

On le prépare souvent pour les repas célébrant une naissance.

Le 7e, 14e ou 21 jour suivant la naissance d’un bébé, on tue un mouton et on rase les cheveux du nouveau-né.

La cérémonie, qui s’appelle akiko, est suivie d’un repas durant lequel on sert la viande du mouton. Le khaledji bhoka y tient une place d’honneur

 

Le truc avec les rognons c’est qu’il faut savoir bien les préparer, les laver avec soin dans une eau vinaigrée et les laisser tremper. 

 

A Madagascar, on utilisait le rognon de bœuf – il se prête plus au curry – mais ici, avec les produits chimiques, la vue même du rognon de bœuf nous rebute. Il est immense, dégoûtant… Impossible de mettre ça dans sa bouche.

 

 

On se sert donc du rognon de veau ou de mouton, plus petit et joliment coloré. La recette pour le préparer est toute simple, je vous la donne ci-dessous. 

Au quotidien, ce curry accompagne parfaitement le kichri (un riz au dhal)

Duhdi

samedi, 21 juillet 2018 00:00 Écrit par

Duhdi

Connaissez-vous le duhdi ? 

 

Chez nous, on en fait un dessert, ou plutôt une boisson délicieuse et très rafraîchissante par ces temps de chaleur.

 

Le duhdi est un légume qui ressemble à un concombre et dont la texture fait penser à une courge. Il me semble qu’on l’appelle, parfois calebasse ou gourde mais je ne suis pas sûre. 

Ici, on le trouve souvent dans les épiceries indiennes et asiatiques. Le duhdi est réputé avoir des vertus ayurvédiques contre les infections urinaires, la constipation, la fatigue… Il aiderait même à perdre du poids mais cela n’a pas été vérifié.

 

A Madagascar, le duhdi figurait souvent parmi les cadeaux de fin d’année que mon père recevait de la part de ses clients.

Là-bas, la chaleur atteint son point culminant à cette période.

Nous étions encore des enfants lorsque ma mère a eu un jour l’idée de transformer ce légume très désaltérant en boisson.

Nous avions un petit moulin manuel et les morceaux de duhdi se transformaient en vermicelle. On ne trouve plus ce genre de moulins sur le marché mais on peut se servir d’une râpe.

La recette a ensuite été adoptée par de nombreuses amies de ma mère qui la déclinaient soit en boisson, soit en dessert. 

Chutney de dattes et tomates

samedi, 30 juin 2018 00:00 Écrit par

Chutney de dattes et tomates

A Madagascar, quand nous étions enfants, il n’y avait pas de dattes. Ceux qui partaient en voyage au Proche ou Moyen-Orient ou au Maghreb nous en ramenaient.

Quelques commerçants en importaient mais cela ressemblait plus à de grosses mottes. Nous les savourions pourtant avec délice car c’était, pour nous à l’époque, aussi précieux que du caviar. 

Ici, en France, nous avons la chance d’avoir toutes sortes de dattes, de Californie, du Maghreb, d’Iran, des dattes Medjlloul du Maroc, des dattes en vrac, en branches ou présentées dans de jolis coffrets… C’est un plaisir.

Il me restait justement quelques dattes d’Iran, alors j’ai voulu tester une recette de chutney que j’avais lue dans un magazine indien. Je ne me rappelai plus avec exactitude des ingrédients alors j’ai laissé mon imagination libre et le résultat a été plutôt savoureux. Il faut dire que j’adore les chutney ou achards sucrés comme on les appelle chez nous. Il y a une recette avec des tomates, que ma mère réalisait autrefois et qui était un pur régal. Malheureusement, à l’époque, je n’ai pas eu l’idée de lui demander sa recette. Je le regrette beaucoup aujourd’hui. C’est un peu ce qui m’a donné l’idée de ce blog.

En attendant, je vous livre cette recette de chutney de dattes et tomates qui a été très appréciée. Pour les épices, vous pouvez fort bien en utiliser d’autres si vous voulez. Laissez libre-cours à votre créativité. Chacun est maître à ses fourneaux…

Couscouma

dimanche, 13 mai 2018 00:00 Écrit par

Couscouma 

(Galettes feuilletées comoriennes)

Avec le Ramadan qui approche à grands pas, nous sommes tous à la recherche de bonnes recettes pour tenir tout le mois.

Personnellement, je peux me passer de beaucoup de choses mais j’apprécie par-dessus tout les rotlis et autres galettes pour la rupture du jeûne. 

La recette que je vous propose aujourd’hui est d’origine comorienne. J’en ai entendu parler il y a quelques temps et j’ai trouvé que cela ressemblait beaucoup aux parathas indiens.

Les couscouma sont cependant plus légers et faciles à réaliser. 

La génération de ma mère, et même la mienne, ne connaissait pas les parathas. On ne préparait que des rotlis. Les parathas sont plus une spécialité du Punjab, il me semble. Mais, les gens voyageant de plus en plus, ils font découvrir leur cuisine les uns aux autres. 

J’aime beaucoup les parathas et tous les pains qui ont des feuilletages mais la préparation me paraissait longue et fastidieuse, surtout le feuilletage.

Peu de femmes chez nous les réussissaient, ce qui fait qu’ils n’ont jamais trouvé leur place dans nos menus. 

Essayez cette recette, vous me donnerez ensuite votre avis. En attendant, bon ramadan à toutes et à tous.

Gratin d’aubergines

samedi, 21 avril 2018 00:00 Écrit par

Gratin d'aubergines à l'indienne

Les aubergines ne sont pas du goût de tout le monde, surtout des enfants. Pourtant, elles ont beaucoup de bienfaits pour la santé.

Selon l’art de les préparer, des recettes variées, fantaisistes, ils finissent par s’en accommoder et prennent même plaisir à les déguster. Evidemment la ratatouille ou le curry d’aubergines et pommes de terre, même les grandes personnes commencent à s’en lasser. Mais il y a plusieurs autres façons de les cuisiner : en papillotes, en gratin, en beignets, farcies, en caviar, etc. Il suffit de faire parler son imagination.

Les recettes élaborées, fantaisistes, n’existaient pas autrefois. On connaissait juste la ratatouille, le caviar et le curry classique. Pas étonnant qu’on fasse la fine bouche et qu’on finisse par détester ce produit. Mais aujourd’hui il existe tant de produits (crème fraîche, fromage, épices…) que les aubergines ont trouvé leur place de choix.

Ma mère avait un don pour les accommoder de façon variée, en suivant son instinct. Elle pouvait préparer des tempuras s en quelques minutes en jouant avec les ingrédients du placard et on se léchait tous les babines. Elle préparait aussi des aubergines farcies à la viande. A peine posé sur la table, le plat se vidait en un clin d’œil.
aujourd’hui, je vous propose une recette de gratin à base d’aubergine qui a beaucoup de succès auprès des enfants. Mes neveux qui refusaient de toucher à tout ce qui ressemblait à une aubergine, ont plébiscité le plat. C’est une bonne manière de leur faire manger des légumes variés.

Si voulez faire une belle présentation, vous pouvez monter ce gratin en pièce montée en vous aidant d'un cercle ou d'un moule amovible.

Kheema ni kitchri

samedi, 17 mars 2018 00:00 Écrit par

Kheema ni kitchri

(Riz aux légumes et à la viande hachée)

Le Kitchri est aux Gujarates ce que la baguette est aux Français, un plat quotidien.

Il y a plusieurs façons de le préparer. Je vous avais présenté la version à l’ail vert  il y a quelques temps. 

Aujourd’hui, je vais vous donner la recette du Kheema ni kitchri, un plat plus élaboré, qu’on prépare pour des repas familiaux ou des invitations. Il est toujours très apprécié lors des repas de la communauté.

Je me souviens qu’à une époque, chez nos parents, tous les dimanches, notre cuisinier nous préparait du kitchri sur un feu de charbon ou de bois, suant à grosses gouttes en période de chaleur. 

Ma mère et lui préparaient cette marmite avec le plus grand soin et la main large sur le beurre et les denrées nécessaires.

Mais cette marmite ne nous était pas destinée. Elle était pour un proche et sa femme qui partaient en pique-nique sur la plage. Il fallait que tout soit prêt pour 11h tapantes.

La femme, qui était une riche héritière, était reçue avec tous les égards. Elle faisait mettre la marmite encore chaude dans la voiture et partait aussitôt, sans un merci ni un pourboire pour le cuisinier.

Avec les années, les souvenirs de notre enfance et le temps du « transit » chez les parents ne s’estompent pas. On se rappelle toujours de chaque détail et le kitchri a fait remonter à la surface cette période de ma vie.

Bref, voici la recette du kheema ni kitchri. La préparation peut paraître longue mais c’est un plat facile à réaliser.

Page 1 sur 12

Qui suis-je ?

Open