Barri

samedi, 11 novembre 2017 00:00 Écrit par

Barri

( flan aux œufs)

Le barri est un flan aux œufs, un dessert que nous connaissons tous, parmi les plus faciles à faire et apprécié des petits comme des grands.

Lorsque je l’ai préparé pour la première fois, je devais avoir 18-20 ans. C’était le mois de ramadan. Ma mère nous avait fait du kheer mais, après avoir partagé entre famille et amis, il n’en restait plus suffisamment pour ses œuvres de charité. Elle était très fatiguée ce jour là et m’a demandé de préparer quelque chose pour compléter. J’ai donc préparé un barri à ma manière.  Ce fut une réussite qui étonna même ma mère. Le succès grandissant, les amies de maman me sollicitaient souvent pour et m‘offraient des cadeaux , ce qui n’était pas pour me déplaire !

A l’époque, on cuisait tout au charbon, sur un sigri (sorte de réchaud/barbecue à la mode malgache), car il n’y avait pas de four. Même les gâteaux. A mon arrivée à Paris, j’ai continué à en faire, au début, sur un sigri que j’avais ramené de Madagascar. Comme les produits ici sont d’une toute autre qualité, avec toutes sortes de crèmes notamment, c’était un délice. Mais quand notre sigri a rendu l’âme j’ai cessé d’en faire.

Après toutes ces années ( 40 ans presque), j’en ai fait dernièrement pour notre nouvel an. Ce n’était pas le même qu’autrefois car la cuisinière et le mode de cuisson ont changé mais c’était plutôt bon. Alors je vous en livre la recette.

Halvo de pain

dimanche, 08 octobre 2017 00:00 Écrit par

Halvo de pain

Le halvo est un incontournable de la cuisine indienne.

Dans toutes les religions, catholiques, protestantes, musulmanes, judaïques, bouddhistes, hindouistes... il y a un jour d’allégresse ou différents plats sont cuisinés et les familles se réunissent autour de grandes tablées pour les déguster. 

Nous avons fêté notre nouvel an le 21 septembre. A cette occasion, la tradition veut que l’on fasse de nombreux plats. Plus il y aura de mets sur le thaal (notre table à manger), plus il y aura de prospérité dans l’année.

Certains en font jusque 53 (plats, fruits compris). Habituellement, chacun apporte un ou deux plats. A Madagascar, nous avions coutume de nous envoyer nos réalisations entre voisins. 

Ce jour-là, les halvas dominent. Autrefois nous connaissions surtout 3 sortes de halvas, à base de pommes de terre, de carottes ou de pain rassis. Aujourd’hui de nouvelles recettes font leur apparition, il y a le halvo de dattes, ou celui de pommes, par exemple. Tout est sujet à halvo… mais je garde une tendresse pour les trois premiers. 

Pour moi, rien ne peut égaler nos anciennes méthodes. Celui fait avec du pain rassis n’a pas son pareil. Certains le font avec une brioche mais je trouve que cela n’a pas la même saveur. La baguette ne convient pas non plus car elle ne contient pas assez de mie. Le pain, pas trop cuit est l’idéal. Gardez-le 2 ou 3 jours avant de vous en servir afin qu’il soit bien sec.

La recette que je vous livre est celle de ma mère. Elle avait un grand succès. Je l’utilise souvent quand je reçois. Elle est très appréciée mais à consommer avec modération.

Essayez-la et donnez-moi votre avis.

Abricots à la cardamome

dimanche, 06 août 2017 00:00 Écrit par

Abricots à la cardamome

Aujourd’hui, exceptionnellement, ce n’est pas une de mes recettes que je vous propose. J’avais vu cette recette, il y a quelques temps, dans un communiqué du Cedus (syndicat du sucre). Je l’avais trouvée facile à faire et bien adaptée pour l’été lorsque les abricots fleurissent les étals. 

Je me suis dit que je pouvais la partager avec vous. Pas d’anecdote pour cette fois donc, juste une recette un peu réadaptée, dont vous me direz si vous l’appréciez.

Coco ni Sev

vendredi, 23 juin 2017 00:00 Écrit par

Coco ni sev 

(Vermicelles au lait de coco)

Nous voici arrivés à la fin du ramadan. Les visages sont un peu plus détendus et souriants ! Un peu de nostalgie aussi car c’est un mois bien particulier.

Plus d’Iftar, plus de sihoris… Le coran ne sera plus aussi sollicité. Pour moi le ramadan, c’est une ambiance festive, joyeuse, on voit les amis, on est tous unis dans la même prière.

 

Mais j’avoue qu’à quelques jours de la fin, comme tout le monde, je pense surtout à l’Aid. Certains font des programme de restaurant en groupe, d’autres le passent avec leur famille. L’Aid est un moment que j’apprécie beaucoup. 

 

A Madagascar, la coûtume voulait qu’après la prière du matin à la mosquée, nous allions saluer notre famille en faisant un salaam (un baise-main) accompagné ou non d’une petite enveloppe, à nos aînés, nos proches… Les enfants étaient habillés de neuf pour la circonstance. C’était encore l’époque des costumes marins et des souliers vernis… Ils avaient eux aussi droit à leur petite enveloppe de la part de ceux qui venaient chez nous. Partout on recevait les gens avec du sirkoumo ou une autre petite douceur à la vermicelle

La vie de maintenant a tout chamboulé. Les enfants vont à l’école, les parents ont leur travail ou leur commerce, personne n’a le temps de penser au vermicelle, sauf quelques familles de notre époque qui continuent la tradition.

 

Mais pour notre génération qui avons connu les fêtes de l’Aid d’alors, il y a beaucoup de nostalgie. Nous pensons aux parents, à la grande tablée où enfants et parents se retrouvaient pour le petit-déjeuner autour d’un bol de vermicelle préparé par notre mère. Maintenant, ce n’est plus pareil, le téléphone et les SMS suffisent.

 

Le mois de ramadan est le mois du Bon Dieu, nos prêtres ne cessent de nous dire de prier nuit et jour sans relâche pour honorer Dieu qui est notre hôte durant ce mois. Malgré la canicule qui sévit en ce moment, nous avons gardé le jeûne et prié. Nous méritons la rémission de nos péchés !

Alors bonne fête ! Aid Mubarak à toutes et à tous et que vos vœux soient exaucés. En attendant, voici une variante de vermicelle, plus facile à digérer par temps chaud.

Ghougri

samedi, 06 mai 2017 00:00 Écrit par

Ghougri

(Crème au blé)

C’est un dessert tout simple et facile à préparer.

Très peu connu dans la cuisine indienne, il est essentiellement associé à la cuisine bohra.

Dans notre communauté, il occupe une place particulière car il est souvent associé aux fêtes religieuses et réceptions.

Le blé étant la nourriture principale des anciens, il revêt presque un caractère sacré et on le cuisine souvent durant les fêtes qui leur rendent hommage.

On peut le cuisiner en version salée, comme avec le kichro ou les rotlis, mais on peut aussi préférer cette version sucrée. 

Lorsque j’étais enfant, je me souviens que ma mère passait des heures à préparer ce dessert car elle cuisinait sur un feu de bois (les cuisinières au gaz n’avaient pas encore effectué leur entrée chez nous, quant aux versions électriques, on ne savait même pas que cela pouvait exister !).

Quand on faisait du goughri, on en préparait une pleine marmite car on le distribuait ensuite à la famille et aux voisins. Les enfants étaient chargés de faire la tournée à vélo ou à pied. La récompense c’était ensuite de lécher ce qui restait dans la marmite, qui à force n’avait presque plus besoin d’être lavée ! 

Une de nos traditions consiste à le servir lorsqu’une femme est enceinte pour la première fois, au cours d’un repas en son honneur. Cela s’appelle un mithi sitabi (mithi voulant dire sucré). Ce repas a lieu entre les 5e et 7e mois de la grossesse.

Malido

samedi, 18 mars 2017 00:00 Écrit par

Malido

Le malido est un entremets très particulier dans notre culture. 

 

Lié à certaines cérémonies musulmanes où il est obligatoire, c’est aussi un plat typiquement indien. Nous en faisons pour le bakri aid (fête des moutons), pour le jour de la naissance du prophète ou, encore, pour le 40e jour (fin de deuil) de nos morts. 

 

Autrefois, le lait concentré ou les crèmes fleurette ou épaisse n’existaient pas. C’était donc juste un mélange de beurre, de jaggery (une sorte de sucre non raffiné) et de farine de blé complète. Preuve que le progrès a aussi du bon !

 

Dans ma jeunesse, chaque famille confectionnait son malido. On s’échangeait ensuite ces petits ladous entre voisins, famille, amis. Chacun avait sa recette, trouvait meilleur celle de la voisine, cherchait à en percer le secret (qu’on ne trouvait jamais !) ou dénigrait celle d’une autre… tout en savourant. 

 

Il arrivait à Madagascar que nous préparions ce plat pour certaines cérémonies, dans un grand thal (plateau qui fait office de table). On faisait un dôme ou une couronne. On entâssait bien et on décorait avec des amandes et pistaches effilées, des boutons de roses, etc. Au dessus du dôme on plantait quelques bâtonnets d’encens allumés et on servait à la fin de la cérémonie. 

 

Tout le monde se regroupait alors autour et mangeait ensemble. Huit personnes d’abord, qui laissaient ensuite leur place à huit autres et ainsi de suite. On pouvait aussi faire un vœu. Certaines personnes en rapportaient chez elles pour les malades. Car le plat était béni. C’était un grand moment de communion mais ce genre de cérémonie est devenue inexistante, malheureusement.

 

Préparer le malido est un travail long, parfois fastidieux, même si les techniques modernes nous facilitent grandement la tâche. Mais une fois terminé, c’est tellement bon qu’on l’engloutit à une vitesse vertigineuse.

Page 1 sur 3

Qui suis-je ?

Open