Bilkiss Chopra

Curry de duhdi 

vendredi, 10 janvier 2020 13:58

Curry de duhdi 

(concombre indien)

Bonjour, je vous présente une recette végétarienne, très appréciée des hindous et imitée par les musulmans. Elle s’appelle « odo » pour les uns et curry pour les autres. Elle est à base de duhdi. Je ne connais malheureusement pas le nom de ce légume en français mais il est très nutritif et bon pour la santé. Il vient des pays asiatiques. On le trouve dans les épiceries indiennes ou asiatiques. Il ressemble à un gros concombre à la peau claire.

Celui qu’on trouve à Madagascar a un meilleur goût et est de plus petite taille alors que celui venant de Chine et ailleurs est géant. Ce n’est pas la même saveur mais il possède les mêmes qualités nutritives contre les infections urinaires, la constipation ou la fatigue, notamment.

Le curry ou odo de duhdi est très facile à préparer, ne nécessitant pas beaucoup d’épices particulières. On le sert avec du kichri, des rotlis ou des rotlas. On peut aussi l’accompagner de naans, de pain libanais ou afghan ou même de notre baguette nationale.

Dans ma famille, on ne l’utilisait jamais dans un curry mais ma belle-famille le cuisinait souvent sous cette forme.

Si ce plat est apprécié des grands, les petits, en revanche, font souvent la fine bouche. Mais pour leur bien-être, il faut les y habituer dès leur jeune âge, ils finiront par y prendre goût.

Péras

mardi, 24 décembre 2019 08:47

Péras

(bonbons à la confiture de lait)

C’est le nom de ces bonbons au lait. On n’en trouve pas sur le marché car c’est une spécialité indienne. On en trouve bien sûr en Inde mais surtout à Madagascar, où ils sont aussi bien meilleurs.

La préparation est un peu longue car nous ne trouvons pas de mawo (du lait transformé comme la confiture de lait) dans les épiceries. Nous préparons cette base qui sert à la confection des péras nous-mêmes, ce qui prend des heures. 

Autrement la recette en elle-même est très facile. A Madagascar, on trouve le mawo dans certaines villes et, même en le préparant chez soi, il y a des domestiques pour nous aider.

On peut aussi commander les péras chez certains traiteurs. Ils savent les préparer. Ont-ils un outil spécial ? En tout cas, leurs bonbons ont tous la même forme. 

Vous pouvez gagner du temps en préparant le mawo avec du lait en poudre mélangé avec très peu d’eau et une boîte de lait concentré non sucré. Après tout le but de cette cuisson lente n’est-elle pas de réduire au maximum le lait en lui enlevant son eau et en concentrant ainsi sa saveur ?

Si vous allez à Londres, on y trouve des sachets de mawo dans les épiceries indiennes.

Dal Chawal

mardi, 03 décembre 2019 15:03

Dal Chawal

(riz aux lentilles indiennes cassées)

 

Bonjour, aujourd’hui je viens vers vous avec une recette traditionnelle, vieille comme  Mathusalem. C’est le dal chawal, un mélange de riz et de toor dal (ce sont des lentilles indiennes). 

Le dal chawal est un mets traditionnellement servi pour célébrer des événements heureux familiaux et commémoratifs.

Il est familial car on le prépare pour les repas de naissance, baptêmes, communions, fiançailles, mariages et commémoratif pour certaines dates marquantes du calendrier comme la naissance du prophète, l’aïd ou la bonne année.

La recette change au fil des temps. Pour ma génération, celles de nos mères, grand-mères, arrières-arrières grand-mères, c’était tout simplement la cuisson du dal et du riz séparément.

Puis on les mélangeait ou on mettait le dal en couronne sur le riz, avec un bol de ghee (beurre clarifiéà) niché dans le creux, au mileu. On s’en servait à notre guise, bien arrosé de ghee.

Mais aujourd’hui, on trouve tellement d’épices que le dal chawal s’embellit de jour en jour. La présentation compte aussi beaucoup. On peut parsemer le plat d’oignons frits ou de noix de cajou ou d’amandes effilées et grillées à sec…

La recette que je vous présente est un peu élaborée. Je l’ai copiée dans un magazine culinaire indien. L’ayant préparée et, satisfaite du résultat, je tiens à la partager avec vous. Je vous livre ensuite la version simplifiée.

Maisoor Pak 

vendredi, 15 novembre 2019 09:13

Maisoor Pak 

(gâteau à la farine de pois chiches)

Pendant la période de Dipavali, il y avait beaucoup de très bonnes recettes aussi bien dans les magazines que sur Internet. J’en ai « chipé » quelques-unes pour vous parmi les plus faciles à préparer, ne nécessitant pas trop d’ingrédients ni de temps, et pourtant succulentes.

Ces recettes n’existaient pas dans mon enfance . Mais toutes ces années, la cuisine aussi a évolué. On trouve des ingrédients dont on ne connaissait même pas le nom. Je crois que si nos mères les avaient connus, elles eussent fait des merveilles, bien qu’elles fissent déjà des plats remarquables avec les simples curcuma, garam massala et piment rouge.

Je vous présente aujourd’hui une recette toute simple que même les débutantes réussiront. Je l’ai préparée, les miens l’ont approuvée, peut-être l’aimerez-vous également. La recette s’appelle Maisoor pak mais nos mères faisaient une préparation semblable qui s’appelait Channa no Messoub (messoub à la farine de pois chiches). Bien cuisiné, c’est excellent et nourrissant. Beaucoup de calories, certes, mais on n’en mange pas des tonnes, juste un petit morceau avec le café ou le thé « five o’ clock » comme disent les Anglais !

Curry de poisson à la coriandre

mardi, 15 octobre 2019 15:39

Curry de poisson à la coriandre

Aujourd’hui, nous allons déguster un bon curry de poisson. Y-a-t-il des personnes qui n’aiment pas le poisson ? Je ne le pense pas. Petits et grands en raffolent. La chair si délicate en fait un plat convivial.

A Madagascar, plus précisément à Tamatave, on trouvait un poisson qu’on appelait Trois Taches car il avait trois taches sur sa carapace. C’était le seul endroit du pays où on pouvait le trouver. 

Les pêcheurs faisaient du porte-à-porte avec ces poissons encore vivants. Il y avait une superstition qui courait : présentés à domicile, notamment le premier du mois : on disait qu’ils apportaient la chance et la richesse et qu’il ne fallait pas refuser de les acheter sous peine de disette.

Bien sûr, une superstition est ce qu’elle est. Tout le monde n’est pas de devenu riche après avoir consommé ce poisson mais, au moins, il était très frais.

Sur les côtes, la plupart des Malgaches vivent de la vente des produits de la mer. Tous les poissons sont plus savoureux les uns que les autres. Je pense notamment à celui qu’on surnomme le capitaine. On en trouve en France dans certaines poissonneries qui font les produits de l’Océan indien.

Ici à Paris, nous n’avons pas vraiment de poissons vivants, ni une très grande variété. Vous pouvez utiliser de la daurade, du cabillaud ou même de la truite. Ils n’égalent pas notre fameux trois-taches mais sont de bonne qualité.

Le poisson se prête à de nombreux plats. On peut le frire, le cuire au four, en faire un curry ou même un biryani.

Avec du lait de coco et un bon chutney, c’est le nirvana.

 

Dans mon enfance, ma mère préparait un bon curry au lait de coco. Elle le faisait aussi parfois simplement sauter, avec des oignons, des tomates et quelques épices. Les plats au four étaient rares car nous n’en avions pas. La cuisine se faisait sur des réchauds à charbon ou à feu de bois. Le résultat était bien plus savoureux que sur nos cuisinières à induction, qu’on fait marcher avec des boutons… modernité exige.

Quand on voyageait d’une ville à l’autre par le train, les marchands venaient vendre de la nourriture à chaque arrêt. Ils venaient notamment avec un plat rempli de tranches de poisson frites. C’était un régal !

Mais assez de souvenirs qui nous rendent nostalgiques. Passons à notre recette, un curry à la coriandre et au lait de coco.

Kebabs 

jeudi, 19 septembre 2019 09:46

Kebabs 

(Boulettes de viande à l’indienne)

Aujourd’hui, je viens vers vous avec une recette toute simple, quasi enfantine : les kebabs ou boulettes de viande. Il y a toutes sortes de kebabs mais celles dont je vous parle est une très ancienne recette de notre enfance. Malgré les années et la mode qui change même en cuisine, elle est restée classique. Petits et grands, tous les apprécient.

On peut déguster ces boulettes en sandwich avec un rotli ou même du pain et un peu d’achard de citrons ou de mangues. Elles accompagnent aussi parfaitement le koubo en période de ramadan ou un plat de légumes, de pâtes ou un curry de dahl ou de lentilles. 

J’ai hérité cette recette de ma mère qui, elle, l’avait apprise de notre cuisinier, qui savait faire des merveilles en cuisine indienne.

Faloodo au coco

jeudi, 08 août 2019 15:46

Faloodo au coco

Gelée de coco

Dimanche, nous fêtons le Bakri Aid. Des millions de pélerins sont actuellement au mont Arafat. Que Dieu entende leurs prières, qu’il soit miséricordieux et qu’il leur donne du courage pour accomplir leur «Hadj »

Pélerins ou pas, dans chaque foyer de notre communauté, il y aura le malido, et ensuite du byriani d’agneau ou de mouton. Après ce repas assez lourd, il faudrait un dessert léger et rafraîchissant pour adoucir les relents des épices sur l’estomac.

Ce dessert est aussi une ancienne recette. A Madagascar et dans les pays côtiers de l’Afrique, on trouve des noix de cocos jeunes, dont l’eau est douce et désaltérante. En plus, elle a des vertus pour la santé. Elle est très peu calorique, on peut donc en abuser. La crème qui tapisse les parois de la noix de coco fond dans la bouche, c’est un délice. En France, on trouve des cocos exportées de pays asiatiques mais le goût n’est pas comparable à celui de Madagascar ou la Réunion. Là-bas, on en trouve en abondance sur les étals des marchés et chaque maison ou presque possède son cocotier.

Ici, vous trouvez des sachets d’eau de coco congelée avec sa crème dans les épiceries asiatiques. Vous pouvez les ajouter à l’eau de coco en briques  disponibles en grandes surfaces ou dans les épiceries asiatiques. Il existe aussi des sachets de crème seule. Prenez juste soin de décongeler ces sachets avant de vous en servir.

Escargots feuilletés au chutney

mercredi, 17 juillet 2019 10:20

Escargots feuilletés au chutney

C’est une recette toute simple que je vous présente, vous pouvez même la préparer avec vos enfants. Idéale en été quand la chaleur coupe notre appétit… et notre envie de nous mettre au fourneau. On se prépare alors un  plateau télé avec de petits amuse-gueule à picorer, un gaspacho ou une salade verte ou colorée pour réveiller nos papilles. 

Avec une pâte feuilletée ou brisée, des feuilles de brick ou de riz, on peut faire un tas d’inventions sucrées ou salées. Il suffit de laisser libre cours à son imagination. 

Dans mon enfance, ces pâtes prêtes à l’emploi n’existaient pas dans mon pays natal. Nos mères sont parties sans même les connaître. C’est seulement après notre expatriation en France que nous les avons découvertes. Mais nos mères étaient ingénieuses et savaient nous faire plaisir avec toutes sortes de recettes et quelques ingrédients.

A Tamatave, les seuls feuilletés que nous connaissions étaient ceux de la boulangerie Saify, qui était réputée pour ses pâtés à la viande hachée. Personne ne les réalisait comme eux.

Crème aux patates douces

samedi, 15 juin 2019 00:00

Crème aux patates douces

 

Les patates douces sont connues de tout le monde. Occidentaux, Orientaux, Africains, tous les apprécient. Chacun les utilise à sa manière.

A Madagascar, il n’y avait qu’une seule sorte de patate douce. On les appelait Tsimangas. Elles étaient petites et maigres mais elles avaient un goût fin et sucré, presque de noisette. Elles fondaient dans la bouche.

Les Malgaches les faisaient cuire à l’eau et ajoutaient ensuite du sucre ou du miel. Ils remplissaient des grandes cuvettes qu’ils vendaient au marché et aux voyageurs du train qui reliait Tana à Tamatave.

Les marchands venaient avec leur grande cuvette et les passagers s’en léchaient les doigts. C’était très bon.

En France, on trouve trois sortes de patates : celles à chair orangée qui sert plutôt pour le salé et celles à chair rosée ou blanches qui sont plus indiquées pour les entremets. Ici, elles sont géantes, grosses et leur goût ne peut être comparé à celles de notre enfance.

Aujourd’hui, je vous présente un dessert à base de patate douce. C’est facile à préparer et ne nécessite pas trop d’ingrédients. Bien sûr, ce n’est pas comparable au dessert de notre enfance mais quand même délicieux à déguster.

Faloodo au chocolat blanc et coulis de fruits rouges

 

Qui n’aimerait pas le chocolat ? Petits et grands en raffolent. Ne l’offre-t-on pas à Pâques ou pour les fêtes de fin d’année ?

C’est qu’il tient une place prestigieuse ! Non seulement, il est bon à déguster mais il entre aussi dans la composition de nombreuses recettes sucrées ou salées.

Quand j’étais écolière, j’avais des amies qui, pour leur goûter, apportaient un morceau de pain et une barre de chocolat noir Robert. Ceux de Madagascar connaissent tous cette marque mythique.

Les voir manger me donnait envie. Ma mère ne m’en donnait pas car, à l’époque, on ne connaissait pas le goûter. C’était le plaisir des Françaises. Je les ai imitées et j’ai fini, comme elles, par avoir aussi ma barre de chocolat.

 

A l’époque, il n’y avait pas plusieurs genres de chocolat, c’est le noir qui dominait. Aujourd’hui, on voit toutes sortes de chocolat, noir, blanc, au lait, au caramel, au piment même.

Et avec le progrès et la modernisation, on peut même voir, au salon du Chocolat, toutes sortes de modelages allant de la robe à la maison ou aux chaussures.

Le chocolat est pourvu de nombreuses qualités. On lui prête volontiers un pouvoir aphrodisiaque mais aussi anti-dépréssif à cause du magnésium qu’il contient.

Mais, il a un défaut principal, celui d’être calorique. Je crois, cependant, que personne ne s’en soucie vraiment ! 

 

Aujourd’hui, je vais vous donner une recette toute simple, enfantine, que même les novices réussiront. Peut-être la connaissez-vous déjà ?

C’est le faloodo au chocolat blanc. Beaucoup trouvent le chocolat blanc meilleur que le chocolat noir ou au lait. Qu’en pensez-vous ?  


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