Haleem

samedi, 08 décembre 2018 00:00 Écrit par

Haleem

(soupe de blé)

Le haleem, comme la chorba ou le harira, est une soupe orientale qui constitue un repas complet. Bien qu’étant cousines, leur préparation varie un peu  mais ces soupes reconstituantes sont très prisées en hiver.

 

Le haleem est plus connu en Inde et à l’Ile Maurice. Les Mauriciens l’ont également introduit sur la Côte Est de Madagascar.

Toutes les communautés indiennes en font. Bien entendu, chacune a sa méthode. Il y en a qui le préfèrent épais, d’autres plus liquide. Mais le nom reste le même. Je vous présenterai d’ailleurs bientôt une version mauricienne.

 

Qui n’aimerait pas le haleem ? C’est le nirvana. En y goûtant, vous ne vous en lasserez pas.

C’est un des plats les plus anciens de la cuisine indienne. Notre cuisinier savait le préparer comme personne. Il avait naturellement sa place à notre table, durant le mois de ramadan, presque tous les deux ou trois jours. 

Après son décès, ma mère a dû se résoudre à le préparer elle-même. Elle qui venait d’une famille aisée, ne l’avait jamais fait auparavant. Les débuts furent assez difficiles mais, finalement, elle la réussit aussi bien.

 

La recette que je vous livre aujourd’hui est la sienne. Elle est, à mon goût beaucoup plus simple et légère que les autres car elle utilise peu d’ingrédients. Je suis sûre qu’elle vous plaira. A vous de voir si vous la voulez plus épaisse ou plus liquide.

Ratatouille indienne express

dimanche, 04 novembre 2018 00:00 Écrit par

Ringna bateeta*

Ratatouille indienne express

 

La ratatouille est un plat universel. Il existe des milliers de recettes. Au-delà du sud de la France, Les Italiens, les Espagnols et surtout les Indiens en sont les principaux amateurs. Chaque pays a sa propre version, qui se différencie par les épices ou les légumes employés.

  

Les Indiens, en majorité végétariens, en font un plat quasi-quotidien. Elle figure aussi aux repas de funérailles. Je me souviens que, quand il y avait un décès, chacun envoyait des rotlis et le ringna bateta, comme on l’appelle chez nous. C’ était une tradition. Mais avec notre vie actuelle, elle a tendance à se perdre.

  

Au quotidien, les ringna bateeta font merveille avec le kichri, les rotlas ou les rotlis.

 

 

Ma recette est toute simple. C’est vraiment une recette express avec très peu d’ingrédients, qu’on peut personnaliser à l’envi avec des légumes (des poivrons, une courgette ou des rondelles de carottes) ou des épices (paprika, etc.)

Mon petit neveu n’aime pas la ratatouille de sa maman mais apprécie ma recette express. J’espère que ce sera le cas aussi pour vous.

Kaledji Bokha

samedi, 25 août 2018 00:00 Écrit par

Kaledji Bokha

(curry de rognons et foie)

 

Est-ce que vous aimez les tripes ?

Comme les enfants, vous faites la moue à l’idée d’en manger ?

Pourtant il faut bien avouer qu’ils s’arrachent dans les repas de cérémonies où on les sert. 

 

Chez nous, la coutume veut qu’on serve un curry sec avec des douceurs en entrée.

Et le khaledji bhoka fait partie des curries les plus servis.

S’il y a un curry de khaledji (foie) bhoka (rognons), c’est faire honneur aux invités. Les yeux brillent, chacun est à la recherche du bokha en laissant le khaledji de côté 

 

On le prépare souvent pour les repas célébrant une naissance.

Le 7e, 14e ou 21 jour suivant la naissance d’un bébé, on tue un mouton et on rase les cheveux du nouveau-né.

La cérémonie, qui s’appelle akiko, est suivie d’un repas durant lequel on sert la viande du mouton. Le khaledji bhoka y tient une place d’honneur

 

Le truc avec les rognons c’est qu’il faut savoir bien les préparer, les laver avec soin dans une eau vinaigrée et les laisser tremper. 

 

A Madagascar, on utilisait le rognon de bœuf – il se prête plus au curry – mais ici, avec les produits chimiques, la vue même du rognon de bœuf nous rebute. Il est immense, dégoûtant… Impossible de mettre ça dans sa bouche.

 

 

On se sert donc du rognon de veau ou de mouton, plus petit et joliment coloré. La recette pour le préparer est toute simple, je vous la donne ci-dessous. 

Au quotidien, ce curry accompagne parfaitement le kichri (un riz au dhal)

Gratin d’aubergines

samedi, 21 avril 2018 00:00 Écrit par

Gratin d'aubergines à l'indienne

Les aubergines ne sont pas du goût de tout le monde, surtout des enfants. Pourtant, elles ont beaucoup de bienfaits pour la santé.

Selon l’art de les préparer, des recettes variées, fantaisistes, ils finissent par s’en accommoder et prennent même plaisir à les déguster. Evidemment la ratatouille ou le curry d’aubergines et pommes de terre, même les grandes personnes commencent à s’en lasser. Mais il y a plusieurs autres façons de les cuisiner : en papillotes, en gratin, en beignets, farcies, en caviar, etc. Il suffit de faire parler son imagination.

Les recettes élaborées, fantaisistes, n’existaient pas autrefois. On connaissait juste la ratatouille, le caviar et le curry classique. Pas étonnant qu’on fasse la fine bouche et qu’on finisse par détester ce produit. Mais aujourd’hui il existe tant de produits (crème fraîche, fromage, épices…) que les aubergines ont trouvé leur place de choix.

Ma mère avait un don pour les accommoder de façon variée, en suivant son instinct. Elle pouvait préparer des tempuras s en quelques minutes en jouant avec les ingrédients du placard et on se léchait tous les babines. Elle préparait aussi des aubergines farcies à la viande. A peine posé sur la table, le plat se vidait en un clin d’œil.
aujourd’hui, je vous propose une recette de gratin à base d’aubergine qui a beaucoup de succès auprès des enfants. Mes neveux qui refusaient de toucher à tout ce qui ressemblait à une aubergine, ont plébiscité le plat. C’est une bonne manière de leur faire manger des légumes variés.

Si voulez faire une belle présentation, vous pouvez monter ce gratin en pièce montée en vous aidant d'un cercle ou d'un moule amovible.

Kheema ni kitchri

samedi, 17 mars 2018 00:00 Écrit par

Kheema ni kitchri

(Riz aux légumes et à la viande hachée)

Le Kitchri est aux Gujarates ce que la baguette est aux Français, un plat quotidien.

Il y a plusieurs façons de le préparer. Je vous avais présenté la version à l’ail vert  il y a quelques temps. 

Aujourd’hui, je vais vous donner la recette du Kheema ni kitchri, un plat plus élaboré, qu’on prépare pour des repas familiaux ou des invitations. Il est toujours très apprécié lors des repas de la communauté.

Je me souviens qu’à une époque, chez nos parents, tous les dimanches, notre cuisinier nous préparait du kitchri sur un feu de charbon ou de bois, suant à grosses gouttes en période de chaleur. 

Ma mère et lui préparaient cette marmite avec le plus grand soin et la main large sur le beurre et les denrées nécessaires.

Mais cette marmite ne nous était pas destinée. Elle était pour un proche et sa femme qui partaient en pique-nique sur la plage. Il fallait que tout soit prêt pour 11h tapantes.

La femme, qui était une riche héritière, était reçue avec tous les égards. Elle faisait mettre la marmite encore chaude dans la voiture et partait aussitôt, sans un merci ni un pourboire pour le cuisinier.

Avec les années, les souvenirs de notre enfance et le temps du « transit » chez les parents ne s’estompent pas. On se rappelle toujours de chaque détail et le kitchri a fait remonter à la surface cette période de ma vie.

Bref, voici la recette du kheema ni kitchri. La préparation peut paraître longue mais c’est un plat facile à réaliser.

Curry de pois du Cap

dimanche, 25 février 2018 00:00 Écrit par

Curry de pois du Cap 

(Kabarou nou saag)

On l’appelle pois du Cap ou gros pois. Nous, nous le connaissons surtout sous le nom de « kabarou ».

Les Orientaux et même les occidentaux connaissent ce légume sec qu’on appelle aussi fève blanche. Autrefois, les gens de la génération de ma mère l’appelaient « gourpois » au lieu de gros pois. 

Le curry est l’une de ses principales utilisations. Il y a une variété ressemblante, appelée « Kabarou vert » (je pense qu’il doit s’agir de la fève en fait)  qui est un plat sans sauce, mais il faut savoir le préparer.

A Madagascar, dans certains foyers, le kabarou est quotidien, au même titre que les lentilles à la Réunion. Une famille que je connaissais avait pour tradition de le servir tous les vendredis avec une viande grillée et du riz.

Ce curry peut être bu à la cuillère. Certains se servent directement dans le plat de service, d’autres le prennent à part dans une petite coupelle. Invitée chez des amis, voyant leurs visages extasiés devant le bol du kabarou et ensuite leur satisfaction à en boire cuillère après cuillère, j’ai voulu faire comme eux. J’avoue que c’était très bon mais, ensuite, les remontées acides durant toute la soirée m’en ont dissuadée à tout jamais.


Dans ma famille, le kabarou était très apprécié mais on n’en faisait pas aussi souvent que dans les autres familles indiennes.

Je pense que vous devez avoir hâte de connaître la recette de ce succulent plat traditionnel, alors trève de discours, voici les ingrédients.

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