Faloodo au coco

jeudi, 08 août 2019 15:46 Écrit par

Faloodo au coco

Gelée de coco

Dimanche, nous fêtons le Bakri Aid. Des millions de pélerins sont actuellement au mont Arafat. Que Dieu entende leurs prières, qu’il soit miséricordieux et qu’il leur donne du courage pour accomplir leur «Hadj »

Pélerins ou pas, dans chaque foyer de notre communauté, il y aura le malido, et ensuite du byriani d’agneau ou de mouton. Après ce repas assez lourd, il faudrait un dessert léger et rafraîchissant pour adoucir les relents des épices sur l’estomac.

Ce dessert est aussi une ancienne recette. A Madagascar et dans les pays côtiers de l’Afrique, on trouve des noix de cocos jeunes, dont l’eau est douce et désaltérante. En plus, elle a des vertus pour la santé. Elle est très peu calorique, on peut donc en abuser. La crème qui tapisse les parois de la noix de coco fond dans la bouche, c’est un délice. En France, on trouve des cocos exportées de pays asiatiques mais le goût n’est pas comparable à celui de Madagascar ou la Réunion. Là-bas, on en trouve en abondance sur les étals des marchés et chaque maison ou presque possède son cocotier.

Ici, vous trouvez des sachets d’eau de coco congelée avec sa crème dans les épiceries asiatiques. Vous pouvez les ajouter à l’eau de coco en briques  disponibles en grandes surfaces ou dans les épiceries asiatiques. Il existe aussi des sachets de crème seule. Prenez juste soin de décongeler ces sachets avant de vous en servir.

Escargots feuilletés au chutney

mercredi, 17 juillet 2019 10:20 Écrit par

Escargots feuilletés au chutney

C’est une recette toute simple que je vous présente, vous pouvez même la préparer avec vos enfants. Idéale en été quand la chaleur coupe notre appétit… et notre envie de nous mettre au fourneau. On se prépare alors un  plateau télé avec de petits amuse-gueule à picorer, un gaspacho ou une salade verte ou colorée pour réveiller nos papilles. 

Avec une pâte feuilletée ou brisée, des feuilles de brick ou de riz, on peut faire un tas d’inventions sucrées ou salées. Il suffit de laisser libre cours à son imagination. 

Dans mon enfance, ces pâtes prêtes à l’emploi n’existaient pas dans mon pays natal. Nos mères sont parties sans même les connaître. C’est seulement après notre expatriation en France que nous les avons découvertes. Mais nos mères étaient ingénieuses et savaient nous faire plaisir avec toutes sortes de recettes et quelques ingrédients.

A Tamatave, les seuls feuilletés que nous connaissions étaient ceux de la boulangerie Saify, qui était réputée pour ses pâtés à la viande hachée. Personne ne les réalisait comme eux.

Crème aux patates douces

samedi, 15 juin 2019 00:00 Écrit par

Crème aux patates douces

 

Les patates douces sont connues de tout le monde. Occidentaux, Orientaux, Africains, tous les apprécient. Chacun les utilise à sa manière.

A Madagascar, il n’y avait qu’une seule sorte de patate douce. On les appelait Tsimangas. Elles étaient petites et maigres mais elles avaient un goût fin et sucré, presque de noisette. Elles fondaient dans la bouche.

Les Malgaches les faisaient cuire à l’eau et ajoutaient ensuite du sucre ou du miel. Ils remplissaient des grandes cuvettes qu’ils vendaient au marché et aux voyageurs du train qui reliait Tana à Tamatave.

Les marchands venaient avec leur grande cuvette et les passagers s’en léchaient les doigts. C’était très bon.

En France, on trouve trois sortes de patates : celles à chair orangée qui sert plutôt pour le salé et celles à chair rosée ou blanches qui sont plus indiquées pour les entremets. Ici, elles sont géantes, grosses et leur goût ne peut être comparé à celles de notre enfance.

Aujourd’hui, je vous présente un dessert à base de patate douce. C’est facile à préparer et ne nécessite pas trop d’ingrédients. Bien sûr, ce n’est pas comparable au dessert de notre enfance mais quand même délicieux à déguster.

Achard de mangues

samedi, 04 mai 2019 00:00 Écrit par

Achard de mangues

 

 

En été, on a tendance à abuser des achards et autres chutneys pour avoir un peu d'appétit. On en trouve de toutes les sortes dans les magasins asiatiques. Certains chutneys, comme ceux aux mangues ou au tamarin peuvent même entrer dans des préparations culinaires. Ceux faits maison sont favorisés mais ceux du commerce les égalent parfois.

L'achard que je vous présente est fait maison mais on trouve le même sur tous les étals et en duty free à Madagascar, surtout à Nosy-Bé ou aux Comores. Il tient une place particulière dans nos cœurs. On peut le savourer avec les fameuses maskits de Madagascar (brochettes de zébu ou bœuf), les samossas, les kababs. Tous les prétextes sont bons pour en consommer.

En France, il est difficile, voire impossible, de le trouver. Ma sœur, qui habite à Mayotte m'en envoie souvent quand un de ses proches vient en France. Nous le savourons avec joie, comme de l'or en barre. C'est un délice mais nous en manquons rapidement. J 'ai donc essayé de le préparer moi-même. Le résultat est assez proche du modèle original.

Je ne l'ai pas mis en bouteille comme le font les Comoriens (car l'achard de mangues est une invention comorienne) mais dans des pots. Et le mien a autant de succès que le leur.

Par grosse chaleur, il fait merveille en accompagnement. Essayez la recette et dites-moi ce que vous en pensez.

 

Faloodo au chocolat blanc et coulis de fruits rouges

 

Qui n’aimerait pas le chocolat ? Petits et grands en raffolent. Ne l’offre-t-on pas à Pâques ou pour les fêtes de fin d’année ?

C’est qu’il tient une place prestigieuse ! Non seulement, il est bon à déguster mais il entre aussi dans la composition de nombreuses recettes sucrées ou salées.

Quand j’étais écolière, j’avais des amies qui, pour leur goûter, apportaient un morceau de pain et une barre de chocolat noir Robert. Ceux de Madagascar connaissent tous cette marque mythique.

Les voir manger me donnait envie. Ma mère ne m’en donnait pas car, à l’époque, on ne connaissait pas le goûter. C’était le plaisir des Françaises. Je les ai imitées et j’ai fini, comme elles, par avoir aussi ma barre de chocolat.

 

A l’époque, il n’y avait pas plusieurs genres de chocolat, c’est le noir qui dominait. Aujourd’hui, on voit toutes sortes de chocolat, noir, blanc, au lait, au caramel, au piment même.

Et avec le progrès et la modernisation, on peut même voir, au salon du Chocolat, toutes sortes de modelages allant de la robe à la maison ou aux chaussures.

Le chocolat est pourvu de nombreuses qualités. On lui prête volontiers un pouvoir aphrodisiaque mais aussi anti-dépréssif à cause du magnésium qu’il contient.

Mais, il a un défaut principal, celui d’être calorique. Je crois, cependant, que personne ne s’en soucie vraiment ! 

 

Aujourd’hui, je vais vous donner une recette toute simple, enfantine, que même les novices réussiront. Peut-être la connaissez-vous déjà ?

C’est le faloodo au chocolat blanc. Beaucoup trouvent le chocolat blanc meilleur que le chocolat noir ou au lait. Qu’en pensez-vous ?  

Payas

samedi, 30 mars 2019 00:00 Écrit par

Payas

(Curry de pieds de veau et langue)

 

Nous avons déjà parlé de tripes, et je crois que le kaledji bokhas avait été apprécié. Aujourd’hui je vous donne la recette des payas, qui appartient aussi à la famille des tripes.

Les payas sont connus de tous les Orientaux. A Madagascar et en Inde, c’est un plat qui est particulièrement apprécié. Il arrive même qu’on le serve au petit-déjeuner avec des rotlas, encore aujourd’hui dans certaines maisons.

C’est une coutume qui remonte au fait qu’autrefois, le travail manuel était important et on commençait souvent dès l’aube. Il fallait donc une nourriture consistante pour tenir la journée.

 

Une fois que vous aurez goûté, je suis sûre que vous adopterez aussi ce plat qui ne nécessite ni beaucoup d’ingrédients ni une longue préparation. 

 

Notre cuisinier excellait dans cette recette. Je ne sais pas si tout le monde avait la même façon de les préparer mais, chez nous, on ajoutait la langue et quelques cuillérées de corn flakes ou flocons d’avoine pour épaissir la sauce.

Il ne lésinait pas sur les ingrédients mais, surtout, il avait un don. On dit qu’on peut suivre une recette à la lettre mais le doigté compte aussi. Laissez votre imagination et votre instinct vous porter en cuisine.

 

Normalement, ce plat se fait avec des pieds et langues de bœuf. A Madagascar, nous utilisions la viande de zébu, les pieds et langue sont plus petits et savoureux que ceux du bœuf, tel qu’on le connait ici.

En Europe, avec tous les produits utilisés pour engraisser la bête, ces parties sont pratiquement inutilisables. La langue de bœuf est énorme. Nous la remplaçons donc par du veau. La langue de veau est un peu plus élastique et les pieds un peu plus petits que ceux du bœuf. 

Ce n’est tout de même pas pareil que le zébu. L’avantage c’est, qu’ici les bouchers les vendent sur commande, apprêtés et coupés en morceaux réguliers. Certains peuvent même vous préparer la langue. Nous n’avons plus qu’à les laver, ce qui facilite le travail car le plus dur dans ce plat, c’est de nettoyer la langue et de découper les pieds.

 

Vous pouvez être rebutés par la masse graisseuse qui entoure les pieds. Sachez cependant qu’elle est moelleuse et succulente si elle est bien cuite.

On n’en mange pas souvent mais, de temps en temps, un peu de graisse est nécessaire pour la solidité des os !

Nos anciens avaient d’ailleurs coutume de boire la sauce pour cette raison. Je ne l’ai jamais fait mais, si le cœur vous en dit, vous pouvez essayer.

 

Voici donc la recette de ce plat que nous adorons tous et que vous aussi adopterez certainement.


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