Couscouma

dimanche, 13 mai 2018 00:00 Écrit par

Couscouma 

(Galettes feuilletées comoriennes)

Avec le Ramadan qui approche à grands pas, nous sommes tous à la recherche de bonnes recettes pour tenir tout le mois.

Personnellement, je peux me passer de beaucoup de choses mais j’apprécie par-dessus tout les rotlis et autres galettes pour la rupture du jeûne. 

La recette que je vous propose aujourd’hui est d’origine comorienne. J’en ai entendu parler il y a quelques temps et j’ai trouvé que cela ressemblait beaucoup aux parathas indiens.

Les couscouma sont cependant plus légers et faciles à réaliser. 

La génération de ma mère, et même la mienne, ne connaissait pas les parathas. On ne préparait que des rotlis. Les parathas sont plus une spécialité du Punjab, il me semble. Mais, les gens voyageant de plus en plus, ils font découvrir leur cuisine les uns aux autres. 

J’aime beaucoup les parathas et tous les pains qui ont des feuilletages mais la préparation me paraissait longue et fastidieuse, surtout le feuilletage.

Peu de femmes chez nous les réussissaient, ce qui fait qu’ils n’ont jamais trouvé leur place dans nos menus. 

Essayez cette recette, vous me donnerez ensuite votre avis. En attendant, bon ramadan à toutes et à tous.

Gratin d’aubergines

samedi, 21 avril 2018 00:00 Écrit par

Gratin d'aubergines à l'indienne

Les aubergines ne sont pas du goût de tout le monde, surtout des enfants. Pourtant, elles ont beaucoup de bienfaits pour la santé.

Selon l’art de les préparer, des recettes variées, fantaisistes, ils finissent par s’en accommoder et prennent même plaisir à les déguster. Evidemment la ratatouille ou le curry d’aubergines et pommes de terre, même les grandes personnes commencent à s’en lasser. Mais il y a plusieurs autres façons de les cuisiner : en papillotes, en gratin, en beignets, farcies, en caviar, etc. Il suffit de faire parler son imagination.

Les recettes élaborées, fantaisistes, n’existaient pas autrefois. On connaissait juste la ratatouille, le caviar et le curry classique. Pas étonnant qu’on fasse la fine bouche et qu’on finisse par détester ce produit. Mais aujourd’hui il existe tant de produits (crème fraîche, fromage, épices…) que les aubergines ont trouvé leur place de choix.

Ma mère avait un don pour les accommoder de façon variée, en suivant son instinct. Elle pouvait préparer des tempuras s en quelques minutes en jouant avec les ingrédients du placard et on se léchait tous les babines. Elle préparait aussi des aubergines farcies à la viande. A peine posé sur la table, le plat se vidait en un clin d’œil.
aujourd’hui, je vous propose une recette de gratin à base d’aubergine qui a beaucoup de succès auprès des enfants. Mes neveux qui refusaient de toucher à tout ce qui ressemblait à une aubergine, ont plébiscité le plat. C’est une bonne manière de leur faire manger des légumes variés.

Si voulez faire une belle présentation, vous pouvez monter ce gratin en pièce montée en vous aidant d'un cercle ou d'un moule amovible.

Kheema ni kitchri

samedi, 17 mars 2018 00:00 Écrit par

Kheema ni kitchri

(Riz aux légumes et à la viande hachée)

Le Kitchri est aux Gujarates ce que la baguette est aux Français, un plat quotidien.

Il y a plusieurs façons de le préparer. Je vous avais présenté la version à l’ail vert  il y a quelques temps. 

Aujourd’hui, je vais vous donner la recette du Kheema ni kitchri, un plat plus élaboré, qu’on prépare pour des repas familiaux ou des invitations. Il est toujours très apprécié lors des repas de la communauté.

Je me souviens qu’à une époque, chez nos parents, tous les dimanches, notre cuisinier nous préparait du kitchri sur un feu de charbon ou de bois, suant à grosses gouttes en période de chaleur. 

Ma mère et lui préparaient cette marmite avec le plus grand soin et la main large sur le beurre et les denrées nécessaires.

Mais cette marmite ne nous était pas destinée. Elle était pour un proche et sa femme qui partaient en pique-nique sur la plage. Il fallait que tout soit prêt pour 11h tapantes.

La femme, qui était une riche héritière, était reçue avec tous les égards. Elle faisait mettre la marmite encore chaude dans la voiture et partait aussitôt, sans un merci ni un pourboire pour le cuisinier.

Avec les années, les souvenirs de notre enfance et le temps du « transit » chez les parents ne s’estompent pas. On se rappelle toujours de chaque détail et le kitchri a fait remonter à la surface cette période de ma vie.

Bref, voici la recette du kheema ni kitchri. La préparation peut paraître longue mais c’est un plat facile à réaliser.

Curry de pois du Cap

dimanche, 25 février 2018 00:00 Écrit par

Curry de pois du Cap 

(Kabarou nou saag)

On l’appelle pois du Cap ou gros pois. Nous, nous le connaissons surtout sous le nom de « kabarou ».

Les Orientaux et même les occidentaux connaissent ce légume sec qu’on appelle aussi fève blanche. Autrefois, les gens de la génération de ma mère l’appelaient « gourpois » au lieu de gros pois. 

Le curry est l’une de ses principales utilisations. Il y a une variété ressemblante, appelée « Kabarou vert » (je pense qu’il doit s’agir de la fève en fait)  qui est un plat sans sauce, mais il faut savoir le préparer.

A Madagascar, dans certains foyers, le kabarou est quotidien, au même titre que les lentilles à la Réunion. Une famille que je connaissais avait pour tradition de le servir tous les vendredis avec une viande grillée et du riz.

Ce curry peut être bu à la cuillère. Certains se servent directement dans le plat de service, d’autres le prennent à part dans une petite coupelle. Invitée chez des amis, voyant leurs visages extasiés devant le bol du kabarou et ensuite leur satisfaction à en boire cuillère après cuillère, j’ai voulu faire comme eux. J’avoue que c’était très bon mais, ensuite, les remontées acides durant toute la soirée m’en ont dissuadée à tout jamais.


Dans ma famille, le kabarou était très apprécié mais on n’en faisait pas aussi souvent que dans les autres familles indiennes.

Je pense que vous devez avoir hâte de connaître la recette de ce succulent plat traditionnel, alors trève de discours, voici les ingrédients.

Raab

samedi, 03 février 2018 00:00 Écrit par

Raab

Les Indiens connaissent cette boisson sous le nom de raab mais elle est peu connue autrement. On pourrait l’appeler « boisson d’hiver » car elle a non seulement des vertus réchauffantes et reconstituantes mais elle est aussi souveraine pour soulager une toux persistante. 

 

Chez nous, le raab est une boisson souvent liée à la maternité.

 

Très nourrissante, elle est réputée favoriser la montée du lait pour les femmes qui viennent d’accoucher. De mère en fille, jusqu’à notre génération, nous en prenions avant chaque allaitement. 

 

Personnellement, j’adorais cela et j’attendais avec impatience que ma mère vienne m’apporter un thermos de raab.

En ce temps-là, on ne faisait pas trop attention aux calories. L’essentiel était d’avoir du bon lait et de pouvoir allaiter le plus longtemps possible.

 

Les jeunes d’aujourd’hui font très attention à tout cela. Et puis, ce ne sont plus les accouchements d’autrefois où il fallait rester au lit 40 jours, avec une nourriture essentiellement à base de beurre et d’ingrédients aussi caloriques les uns que les autres !  Mais si vous n’en profitez pas à ce moment-là quand le ferez-vous ?

 

Après mes accouchements, ma mère me préparait un copieux petit-déjeuner à base d’omelette, de pain frit au beurre, etc. Vers 10h, elle m’apportait un bon bol de raab ou de bouillon de poulet. Parfois, c’était du lait chaud avec des amandes et de la gomme arabique (goon).

 

A midi, un déjeuner forcément accompagné de rotlis, rotlas ou riz préparé avec du beurre. Au goûter, une petite portion de raab à nouveau et pour le dîner du kichri ou du pain beurré et grillé. Le reste de la journée, j’avais toujours à portée de main du south, que je pouvais déguster à loisir. 


Cette époque est révolue mais le raab garde ses vertus, surtout en ces temps où le froid et la grippe sévissent à tout bout de champ.

 

 

Moong Dhal Badjas

samedi, 13 janvier 2018 00:00 Écrit par

Moong Dhal Badjas

Dans certains pays, ils sont appelés « Badjas », dans d’autres « fallafels » ou « bonbons piments ». Il y a de nombreuses variations de ces beignets à base de légumes secs. Je vous avais déjà donné la recette des beignets à la farine de pois chiches. Les Bonbons piments peuvent être confectionnés avec des centaines de graines. Les pois du Cap, par exemple. On peut aussi faire des mélanges.

La recette que je vous livre aujourd’hui est faite avec des graines appelées « moong dhal » avec ou sans peau (ceux avec la peau font de meilleurs badjas). On peut les mélanger avec des « urad dhal ».  Ces dernières ont la réputation d’être très nourrissantes.

J’adore les badjas au moong dhal. C’est un peu long à préparer mais c’est délicieux. Petite, j’avais l’habitude d’en cacher dans des endroits souvent improbables de la maison pour les déguster tranquillement ensuite en lisant un bon roman dans un endroit secret du balcon.  Ma mère ne se rendait compte de rien ou, peut-être, le prétendait-elle.

Quand j’étais enceinte, elle me ramenait un paquet de badjas tout chauds qu’elle achetait dans un salon de thé.  J’engloutissais tout le paquet sans même penser à en offrir aux autres ! Les amies de maman connaissaient aussi ma passion. L’une d’elles m’en envoyait chaque mercredi (il paraît que faire de la friture les mercredi apporte la paix dans la maison). 

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