Malido

samedi, 18 mars 2017 00:00 Écrit par

Malido

Le malido est un entremets très particulier dans notre culture. 

 

Lié à certaines cérémonies musulmanes où il est obligatoire, c’est aussi un plat typiquement indien. Nous en faisons pour le bakri aid (fête des moutons), pour le jour de la naissance du prophète ou, encore, pour le 40e jour (fin de deuil) de nos morts. 

 

Autrefois, le lait concentré ou les crèmes fleurette ou épaisse n’existaient pas. C’était donc juste un mélange de beurre, de jaggery (une sorte de sucre non raffiné) et de farine de blé complète. Preuve que le progrès a aussi du bon !

 

Dans ma jeunesse, chaque famille confectionnait son malido. On s’échangeait ensuite ces petits ladous entre voisins, famille, amis. Chacun avait sa recette, trouvait meilleur celle de la voisine, cherchait à en percer le secret (qu’on ne trouvait jamais !) ou dénigrait celle d’une autre… tout en savourant. 

 

Il arrivait à Madagascar que nous préparions ce plat pour certaines cérémonies, dans un grand thal (plateau qui fait office de table). On faisait un dôme ou une couronne. On entâssait bien et on décorait avec des amandes et pistaches effilées, des boutons de roses, etc. Au dessus du dôme on plantait quelques bâtonnets d’encens allumés et on servait à la fin de la cérémonie. 

 

Tout le monde se regroupait alors autour et mangeait ensemble. Huit personnes d’abord, qui laissaient ensuite leur place à huit autres et ainsi de suite. On pouvait aussi faire un vœu. Certaines personnes en rapportaient chez elles pour les malades. Car le plat était béni. C’était un grand moment de communion mais ce genre de cérémonie est devenue inexistante, malheureusement.

 

Préparer le malido est un travail long, parfois fastidieux, même si les techniques modernes nous facilitent grandement la tâche. Mais une fois terminé, c’est tellement bon qu’on l’engloutit à une vitesse vertigineuse.

Tchirepki

dimanche, 26 février 2017 00:00 Écrit par

Tchirepki 

(Crème de potiron)

On peut cuisiner le potiron en plusieurs versions, sucrées ou salées. Quelle que soit la manière choisie, il est très facile à cuisiner et possède de nombreuses vertus pour la santé. On peut le cuire en gratin, soupe, purée ou en faire une sauce ou un curry que l’on dégustera avec des rotlas, rotlis ou du kichri (un riz aux dahls), en halwo ou en dessert. 

Chez mes parents, on le voyait surtout en dessert. Ma mère en faisait souvent et nous nous régalions. La crème en elle-même est très facile à préparer et nécessite peu d’ingrédients. C’est plus une question de coup de main. Les personnes d’autrefois avaient ce don du coup d’œil. La jeunesse d’aujourd’hui n’a plus la patience de rester longtemps près du feu, ce qui fait que la crème reste inachevée. 

Crème à l’avocat

dimanche, 25 septembre 2016 00:00 Écrit par

Crème à l’avocat

L’hiver approche à grand pas. En été, les salades avaient la vedette mais à présent, il nous faudra des mets un peu plus consistants.

Je vous propose donc cette recette de dessert que certains d’entre vous doivent sûrement connaître. Il a fait son apparition dans les années 60-70 mais il est indémodable.

A l’époque, les clubs étaient très à la mode dans notre communauté. Il y en avait un en particulier qui s’appelait le Lehri Club, qui réunissait une vingtaine d’hommes dont mon père.

Ils se réunissaient chaque dimanche, jouaient aux cartes, discutaient. Chaque membre offrait le repas à son tour.

C’est à l’occasion d’une de ces réunions qu’une cousine de ma mère avait introduit ce dessert. 

Mon père l’avait adoré. Il en avait encore l’eau à la bouche en rentrant à la maison et ne tarissait pas d’éloges.

Ma mère, piquée au vif, l’a alors préparé à sa façon et, évidemment, comme elle avait ce don de l’instinct en cuisine, ce fut encore meilleur. 

Depuis la crème à l’avocat n’a plus quitté nos tables. Je vous en livre une version un peu revisitée avec les ingrédients d’aujourd’hui.

Karmo

dimanche, 20 décembre 2015 00:00 Écrit par

Karmo

(riz sucré au yaourt)

Le mois de la naissance du prophète est un mois particulièrement béni pour moi. Durant tout le mois, nous préparons un entremets qui ressemble un peu dans sa consistance au riz au lait français, sauf qu’il est préparé avec du yaourt. Je dois l’avouer, c’est un de mes plats préféré pour son goût à la fois sucré et acide. Mes enfants me taquinent souvent car je suis capable de manger le plat à moi toute seule !

Le karmo ou calamro constitue une tradition très importante chez nous. Pour célébrer notre prophète Mahomet, nous le préparons tous les jeudis du mois de sa naissance. Chacun mange le karmo après avoir fait la prière, spécialement au 12e jour, qui marque son anniversaire.

Inutile de vous dire que je le célèbre avec une dévotion... toute gourmande!

Kheer

dimanche, 14 juin 2015 00:00 Écrit par

Kheer

(Riz au lait à l’indienne)

Le kheer est symbolique chez nous. On le sert notamment aux repas de funérailles. 

Ce dessert est aussi à l’origine d’une légende. 

Il était une fois un couple de bûcherons musulmans du Gujerat qui vivait dans la plus grande misère. 

Un jour, le mari décide d’aller dans la ville voisine pour essayer de se sortir de cette situation. 

Plusieurs mois passent sans qu’il donne de ses nouvelles. 

Sa femme, désespérée, implore alors Dieu en chantant un cantique. Elle lui fait la promesse de préparer du kheer et des puris* chaque 22e jour du mois de la naissance de Mahomet, si son mari revient. C'est alors que ce dernier trouve un trésor en abattant un arbre. Il retourne aussitôt chez lui, faire part de sa découverte à sa femme, qui comprend que son vœu a été exaucé et remercie le ciel de toute son âme. Depuis, nous avons conservé le rite du Kheer-Puris

Bien sûr, nous appelons tous la fortune de nos vœux, moi la première ! mais la fortune n'est pas toujours celle que l'on pense et parfois les plus riches ne sont pas les plus heureux.

Quoi qu’il en soit, voici la recette du kheer pour tous ceux et celles qui veulent attendrir Dame Fortune.

Crème à la custard powder

lundi, 18 mai 2015 00:00 Écrit par

Crème à la custard powder

Ce dessert est un classique, que j’avoue proposer à chaque fois que je veux faire un menu qui en jette. Et pourtant, il n’est pas difficile à réaliser. Il demande juste un peu de patience. Il peut être réalisé en deux temps (la gelée la veille et la crème le jour même).  On peut le faire ainsi ou remplacer le faloodo par des fruits frais (fraises, framboises, pêches…), de la Jelly 

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